Le 16 avril 2026, la FNC et le CNPF ont signé une lettre d’engagement pour gérer ensemble l’équilibre entre renouvellement forestier et populations de grand gibier. Une première qui mise sur les actions de terrain plutôt que sur les postures.
Deux mondes qui décident de travailler ensemble.
D’un côté, les forestiers qui voient leurs plantations grignotées par un gibier trop abondant.
De l’autre, les chasseurs, souvent montrés du doigt comme responsables d’un déséquilibre qu’ils ne maîtrisent pas seuls.
La Fédération nationale des chasseurs et le Centre national de la propriété forestière ont choisi de court-circuiter ce vieux contentieux en signant, le 16 avril, un accord de coopération renforcée.
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Le principe est simple : établir des constats communs sur le terrain pour bâtir des solutions adaptées aux réalités locales, plutôt que de se renvoyer mutuellement la responsabilité des dégâts.
Dix sites pilotes pour tester la méthode dès 2026.
Concrètement, la démarche repose sur ce que les deux organisations appellent des « constats partagés » : plutôt que de faire chacun son propre diagnostic dans son coin, forestiers et chasseurs se rendent ensemble sur le terrain pour évaluer l’état de l’équilibre entre la végétation et les populations de grand gibier.
L’idée est qu’un constat co-construit oblige à s’entendre sur les faits avant même de discuter des solutions. Une dizaine de sites pilotes répartis sur l’ensemble du territoire serviront à tester et affiner cette méthode.
L’objectif est double : affiner les méthodes de diagnostic partagé et produire des guides techniques à destination des acteurs locaux. Un bilan est prévu au printemps 2027.
Pascal Sécula, président délégué de la FNC, y voit la traduction d’une « convergence » entre deux organisations autour d’une conviction commune. Anne-Marie Bareau, présidente du CNPF, rappelle de son côté que son établissement travaille sur l’équilibre forêt-gibier depuis plus de quinze ans avec des acteurs cynégétiques.
Dans un contexte de changement climatique qui complique déjà le renouvellement des forêts, l’accord tombe à point. Reste à savoir si la méthode résistera à l’épreuve du terrain.















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