Balises GPS, baguages massifs, analyses génétiques : lors d’un séminaire national, plusieurs Fédérations Départementales des Chasseurs ont présenté des programmes de suivi scientifique qui n’ont rien à envier aux laboratoires de recherche. La gestion du gibier change de visage, discrètement mais sûrement.
La caille des blés, cobaye d’un programme de baguage inédit.
Près de 90 bagueurs mobilisés, 3 100 oiseaux bagués dans 54 départements en 2025 : les chiffres donnent le vertige.
Les chasseurs utilisent désormais la technologie pour faire remonter les données recueillies sur le terrain avec dans ce cas précis l’application Isigéo, qui permet de centraliser les données pour les rendre directement exploitables.
L’ambition ne s’arrête pas au simple comptage : il s’agit de comprendre plus précisément les dynamiques de population d’une espèce migratrice longtemps sous-documentée, pour sécuriser durablement sa chasse.
A lire aussi : Loi sur la louveterie : le président de la FNC dénonce des amendements passés en catimini
Du Pas-de-Calais au Loir-et-Cher, la technologie bouscule les certitudes.
Dans le Pas-de-Calais, le faisan commun est pisté à la balise GPS, photographié au piège caméra, ses déplacements analysés mètre par mètre… Une première année de faible reproduction n’a pas découragé la Fédération, qui a d’ailleurs choisi d’approfondir plutôt que de conclure.
Les résultats pointent une prédation intense et un lien direct entre qualité des habitats agricoles et succès de reproduction.
Denis Peltier, de la FDC de Loir-et-Cher est également intervenu sur le sujet concernant son secteur : « comprendre la baisse de reproduction, c’est accepter d’explorer des facteurs parfois dérangeants. »
En effet, dans ce département, la perdrix grise fait l’objet d’un suivi encore plus poussé, entre génétique, reproduction et pollution environnementale potentielle.
Dans l’Hérault, c’est la perdrix rouge et le lapin de garenne qui sont dans le viseur des chasseurs qui s’appuient sur des volières de reproduction et des suivis territorialisés pour suivre de près des populations qui peuvent être tantôt en déclin ou plutôt en trop grand surnombre comme c’est le cas pour le lapin en ce moment.
Ces initiatives locales dessinent, à l’échelle nationale, un réseau de connaissances dont la rigueur scientifique n’a plus grand-chose à envier aux institutions officielles. La preuve, s’il en fallait encore une, que la chasse Française ne se résume décidément pas au coup de fusil comme certains veulent le laisser croire…










![[Vidéo] En période des foins, quoi de mieux qu’un bon vieux C15?](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/07/c15-surcharge-compressed.jpg)

![[Vidéo] Un renard surpris en pleine sieste a eu la peur de sa vie](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/07/renard-endormi-compressed.jpg)





10 réflexions sur « Les Fédérations Départementales des Chasseurs deviennent de véritables productrices de connaissances scientifiques »
Bonjour, c’est très bien tous ces comptages, ces bagages, ces études; le tout , c’est qu’à la fin cela ne se retourne pas contre nous !!!! Nos opposants sont des virtuoses dans dans la manière d’exploiter nos « données » et, à nos chiffres, ils leur font dire ce qu’ils veulent.
Les saisons prochaines, nous le diront.
Les massacres sont toujours d’actualité sur les côtes ÉGYPTIENNE 700 kilomètres de filets …c’est sur internet ( massacres oiseaux aux filets sur les côtes ÉGYPTIENNE). En Europe c’est les pesticides, au MAGREB c’est open bar pour les quotas. 3 gros problèmes a régler le plus vite possible pour voir les effectifs repartir a la hausse.
Si c’est sur internet : Alors c’est vrai…
A bebert, si tu le crois pas ? prend un billet d’avion et va sur place …
Bonjour, vous dites « comprendre la baisse de reproduction, c’est accepter d’explorer parfois des facteurs dérangeants « ,nous les anciens (50 ans de permis)connaissons ces facteurs,et je dirai « à ses amis ,il faut savoir dire la vérité et sa pensée « je pense que tout le monde aura compris,et pour les autres, accepter la vérité par exemple, sur les hérons et
,cigognes mangeurs d’œufs et de poussins,hélas pas qu’eux . Prédateurs de plus en plus nombreux en Europe, et après on s’étonne des ravages qu’ils font sur la barge à queue noir,
par exemple aussi, ou cette réserve ornithologique en Europe dévastée par les renards.
Allez comprendre?
Dans ce monde de fous et d’incapables on protègent tous les prédateurs (loups, lynx, ours, blaireaux, aigle, buses, hérons, cormorans, martres, visons d’europe et j’en passe).
N’importe quoi !!!
Le plus gros prédateur c’est… l’agriculture moderne.
Bonjour
Et oui depuis 1975 les perdraux grise dans le Loiret n’ a que baise malgré les courbes qu’ont donne au chasseur et le quota a prélever
On ne pose pas la bonne question ou on ferme les yeux
Entièrement d’accord avec vous; le gibier de plaine , je pense en particulier aux perdrix , a chuté avec l’intensification de l’agriculture , et ce processus me semble malheureusement irréversible.