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Sangliers en ville à Nîmes : des chasseurs coincés et des sangliers dans les jardins ouvriers

Les jardins ouvriers du secteur de la route d’Arles subissent depuis plusieurs années les incursions répétées de sangliers qui détruisent clôtures et cultures. Le président de la Fédération des Chasseurs du Gard a réagi sur France Bleu en donnant la mesure réelle du problème.

Les chantiers du futur parc Jacques-Chirac ont aggravé une situation déjà difficile.

Les sangliers approchent toujours plus de la zone urbaine de Nïmes comme l’indique dans les médias locaux le président de l’association Jardins ouvriers qui décrit des passages quotidiens ne laissant rien debout et des grillages renforcés qui n’y changent rien.

Ce sont surtout des retraités et des familles modestes qui cultivent ces parcelles pour améliorer leur quotidien, et les dégâts les touchent forcément de plein fouet.

Les travaux du futur parc Jacques-Chirac, installé sur le site des anciennes pépinières Pichon juste à côté des jardins, ont manifestement accéléré les incursions en poussant les animaux hors de leurs refuges habituels.

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Le mardi 5 mai, le trésorier de l’association, habitant du quartier des Jonquilles, a vu passer trois adultes et sept marcassins à 18 heures, en pleine rue, alors que des enfants se trouvaient encore dehors.

Les bêtes noires s’aventurent désormais aussi dans le quartier Stella voisin, attirées par les déchets alimentaires laissés au sol. Un habitant qui travaille les jardins rappelle qu’il y a cinq ans, des cages avaient permis de capturer une dizaine d’animaux près du Vistre mais que depuis, rien n’a été fait.

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La Fédération de chasse réclame des décisions fortes de l’État.

Le directeur de la Fédération de chasse du Gard a livré sur France Bleu des chiffres qui n’ont pas de quoi rassurer les jardiniers :

« Autour de Nîmes, on compte une bonne centaine de sangliers proches de la zone urbaine« 

Il plaide pour un travail en amont avec les gestionnaires d’espaces et les exploitants afin de lutter contre l’embroussaillement, propice aux départs de feu d’une part mais aussi aux concentrations d’animaux d’autre part. Sachant que les zones péri-urbaines ne sont pas chassables et que même des terres qui pourraient l’être sont interdites aux chasseurs, ces derniers ne peuvent pas intervenir de manière habituelle.

L’enjeu dépasse largement les jardins potagers : collisions routières, dommages aux propriétés, dégâts agricoles en périphérie de la ville.

« On est sur de l’intérêt de sécurité publique », insiste le directeur de la FDC, Marc Vallat.

Une réunion est prévue ce lundi 11 mai entre la mairie, la préfecture et les chasseurs pour décider des mesures à engager, dont une éventuelle battue administrative et le débroussaillement des terrains en friche qui servent d’abri aux sangliers la nuit.

Le directeur de la FDC du Gard a également tenu à rappeler que l’intégralité des indemnisations liées à ces dégâts repose aujourd’hui financièrement sur les chasseurs. On attend donc des services de l’État des décisions à la hauteur du problème.

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