En forêt domaniale de Dreux, un équipage de vénerie a testé pendant une saison un dispositif inédit pour canaliser le grand gibier lors des chasses à courre. Techniquement concluant, le système ne sera pourtant pas reconduit à cause des pressions exercées par les anti-chasse sur l’ONF.
Un rideau souple pour sécuriser les abords sensibles du massif.
L’idée était simple dans son principe : face aux tensions récurrentes avec certains riverains, l’équipage de vènerie qui chasse en forêt de Dreux avait proposé à l’ONF d’installer temporairement des rideaux souples le long d’axes précis du massif, afin d’orienter les déplacements des cerfs, chevreuils et sangliers vers l’intérieur de la forêt et à l’écart des routes et habitations.
Le dispositif représentait 1 700 mètres linéaires de toile suspendue à un câble à trois mètres de hauteur, déployé uniquement les jours de chasse à courre, soit vingt journées entre le 15 novembre et le 31 mars, et replié en fin de séance par les veneurs eux-mêmes. Son emprise n’excédait pas 4 % du périmètre concerné.
Avant tout lancement, l’ONF avait sollicité l’avis de l’Office Français de la Biodiversité qui avait délivré un avis favorable.
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Les juristes avaient également vérifié la conformité du procédé avec l’article L.372-1 du Code de l’environnement, qui encadre les modes et moyens de chasse autorisés et avaient eux aussi donné leur feu vert.
L’OFB avait par ailleurs précisé que les rideaux ne constituaient ni un piège ni une entrave à la libre circulation des animaux, mais un simple outil visuel et temporaire de canalisation.
Un bilan positif sur le fond mais le dispositif ne sera pas utilisé dans le futur.
Au terme de la saison d’expérimentation, l’ONF a rendu son verdict.
Christophe Poupat, directeur de l’ONF en Val de Loire, l’a formulé sans détour dans le bilan officiel :
« Nous nous étions engagés à tirer un bilan de cette expérimentation. Ce que nous avons fait à l’issue de la saison de chasse. Le dispositif montre des résultats intéressants sur le plan technique, mais il soulève des questions sur le partage des usages de la forêt. Le recours à la pose, même temporaire, d’une bâche, est perçue comme une forme d’artificialisation de la forêt qui n’est pas satisfaisante. »
L’objectif initial était pourtant atteint puisqu’il s’agissait de sécuriser les secteurs sensibles du massif tout en maintenant la pratique de la vénerie dans un cadre légal et concerté mais les pressions anti-chasse et la campagne de dénigrement organisée par les écologistes sur les réseaux sociaux ainsi que dans les médias ont manifestement eu raison du dispositif.
Les veneurs avaient pourtant joué le jeu, repliant leur installation en fin de journée, sans modifier durablement le paysage…
Reste à savoir ce qu’on proposera à la place pour éviter que cerfs et sangliers ne déboulent sur les routes départementales, au risque de créer des accidents mais tout va bien, la priorité étant de ne pas gêner les animaux dirait-on…

















2 réflexions sur « Une bâche de 1700m en forêt de Dreux : l’ONF tire le rideau sur une expérience qui fonctionnait »
encore une année à supporter les dictats des écolos après les élections ils ne seront plus que quantités négligeables et ne seront plus écoutés !
Ce qui démontre une fois de plus qu il ne sert à rien d être acommodant avec les anti chasse.