Actualité de la Chasse Ruralité Haute-Savoie : les 220 vaches d’un éleveur euthanasiées pour rien?

En Haute-Savoie, dans le massif du Bargy, l’histoire fait grand bruit dans les médias depuis plus de deux ans maintenant, depuis que des associations animalistes sont parvenues à faire suspendre l’abattage d’une partie des bouquetins présents dans le massif mis en place contrôler l’expansion du virus de la brucellose.

L’arrêté déposé par la préfecture autorisait le prélèvement de 60 bouquetins jusque 2022 dans le massif afin justement de prévenir les risques sanitaires. Cet arrêté n’a pourtant pas pu être mené à son terme car l’association Animal Cross avait attaqué la préfecture auprès du tribunal de Grenoble et obtenu la suspension de la mesure.

Entre temps, les bouquetins ont pris leurs aises et le suivi de la population n’a pas été suffisamment poussé, ce qui a conduit à la contamination d’un troupeau de vaches laitières sur la commune de Saint-Laurent.

Cette contamination a été une véritable catastrophe puisque l’éleveur concerné a été contraint d’accepter de faire euthanasier ses 220 vaches, non sans avoir bataillé courageusement, puisqu’une simple trace de contamination au sein d’un troupeau entraine son euthanasie totale.

Jeudi dernier, face aux risques que représentent les bouquetins dans leur rôle de vecteur de contamination, un nouvel arrêté a été pris par la préfecture qui autorise de nouveau leur abattage. C’est donc 170 bouquetins qui pourront être prélevés sur le massif du Bargy en 2022.

Ce retour en arrière laisse un goût amer dans la bouche de ceux qui ont défendu les quotas de prélèvement au tribunal deux ans avant et ont vu se dérouler la catastrophe des 220 vaches laitières de Saint-Laurent, ce qui aurait peut-être été évité sans l’intervention des associations animalistes.

Bien évidemment, le nouvel arrêté a déclenché la colère d’associations comme France Nature Environnement ou chez les membres de Europe Écologie Les Verts. Il y a fort à parier que l’affaire se retrouvera encore une fois devant le tribunal administratif de Grenoble dans les mois à venir.

Chasseur autodidacte depuis 19 ans, j'ai appris à me former et m'informer seul. Ce besoin de connaissances du monde de la chasse conjugué à un esprit espiègle m'ont assez naturellement conduit au journalisme cynégétique

4 Commentaires

  1. Comme d’habitude, un « petit groupuscule » de gens contre tout mais qui savent tout et qui souvent habitent loin du sujet problématique font infléchir les choses de leur côté souvent avec une argumentation fallacieuse et des mensonges. Vénerie, chasse en général, régulation diverses, chasse à la glu, classement des blaireaux, bientôt droit de propriété etc….. Les décisions de justices sont souvent incompréhensibles pour les gens normaux.

  2. Il suffit d arreter de subventionner ces associations.
    L argent récupérer grâce aux subventions publiques leur permet ensuite d attaquer systématiquement les arrêtés qui encadrent la chasse

  3. Quand va t on retrouver une logique que nos ancien qui faisait de l’écologie sans le savoir avait raison .
    J ai 52 ans mon grand était agriculteur il faisait attention au nid de perdrix au levraut et lui tué 5 à 6 liévres le jour de l’ouverture et voyez 15 à 20 compagnie de perdreaux.

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